Uritrottoirs à Paris : 8 bonnes raisons de taire la polémique

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Vous n’avez pas pu échapper à la polémique qui fait trembler tout Paris depuis le début du mois d’août : les uritrottoirs, ces pissotières connectées, rouges et colorées, et surmontées de bacs à fleurs ont débarqué dans les rues et déclenchent les passions les plus féroces.

Enfin, pour être tout à fait exact, les trois premières ont été installées au printemps : une boulevard de Clichy dans le 18e, une Place Henri Frenay, dans le 12e, et une dans la Square Tino-Rossi dans le 5e.

Cette initiative d’Anne Hidalgo et de la Mairie de Paris est née de la collaboration avec une start-up nantaise, Faltazi, qui a imaginé ce dispositif dans une optique éco-responsable : le but est de soulager les passants tout en recyclant leur urine afin de la transformer en compost.

L’idée est prometteuse, mais tout a basculé dans la polémique cet été lorsque l’Île Saint-Louis, le centre touristique de la capitale, a à son tour été équipé de sa pissotière (située sur le quai d’Anjou). Très voyante, placée à la vue de tous, les riverains ont poussé leur coup de gueule.

Pourtant, nous, on trouve ça super sympa de faire pipi en pleine rue, et on vous explique pourquoi.

1C’est écolo

Les uritrottoirs utilisent une nouvelle technologie expérimentale… Non, en fait ce sont juste des toilettes sèches, composées d’un réceptacle de matière organique absorbante. Chaque urinoir écolo peut collecter jusqu’à 180 pipis avant d’être vidé et rechargé, et tout ça sans odeur. Simple, efficace, durable, zéro déchet polluant.

2Ça apporte un peu de verdure à la ville

Non content de soulager les vessies pleines, l’uritrottoir transforme votre urine en compost qui permet de faire pousser les jolies fleurs dans le bac juste au-dessus (ce qu’on appelle horticulture d’ornement), transformant ainsi l’acte le plus trivial en miracle de la nature.

3C’est disponible 24h/24

On connaît tous les retours de soirée un peu compliqués, ou les six litres de bières qu’on s’est joyeusement enfilés commencent à poser et peser un sérieux problème, et alors que toutes les toilettes publiques sont fermées… DRAME.

4C’est propre

Enfin, toujours plus propre que la douce odeur des ruelles parisiennes le dimanche matin.

5C’est gratuit

Parce qu’uriner est un besoin vital, et que s’oublier contre un mur en pleine rue vous coûtera 68€ d’amende si vous vous faîtes choper par la « brigade des incivilités », c’est encore mieux quand c’est gratuit.

6Ce n’est pas nouveau à Paris

Pas vraiment une révolution dans nos rues, les uritrottoirs, c’est surtout une tradition !  Souvenez-vous, les vespasiennes, ces urinoirs publics en plein air disposés dans les lieux publics parisiens remontent à… 1834. En fait, et pour tout vous dire, le pipi-public à Paris, c’est tout un art. En 1770, Paris comptait déjà des centaines de demi-tonneaux répartis dans la ville, en pleine rue. Je vous vois très curieux, lisez notre article sur le sujet !

7Ça fait chier les réacs

Jean-Patrick Fâché trouve cela « abominablement laid » et Catherine Pudibonde croit même « avoir aperçu un bout de fesse ». Et ça, ça n’a pas de prix.

8C’est une bonne raison de sortir son « pisse-debout »

Mesdames, profitez-en pour utiliser ce gadget – un brin douteux – acheté sur internet très tard dans la nuit ou offert par votre amie la plus gênante, qui se cache au fond d’un placard, toujours dans son emballage.

Alors, certes, les uritrottoirs manquent un peu de discrétion (rouge clinquant, vraiment ?) , et l’indignation (un peu exagérée) des habitants et des élus de l’Île Saint-Louis permettra peut-être de leur trouver des emplacements plus adaptés.

En attendant, on peut enfin uriner et jardiner, et tout ça en même temps.

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